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  • APE Marguerittes

D'une vie d'errance au seul vrai chemin

Je suis Jérôme Foyer. Je suis né en région parisienne et ai vécu de nombreuses années dans le Calvados

J’arrête mes études après mon bac de lettre à Caen malgré un début de vie universitaire.

Depuis son adolescence, j’avais, au fil de ses lectures, nourrit la pensée que l’existence n’avait aucun sens, et que tout était absurde. « A quoi bon d’aller à l’école, si l’existence s’arrête à la mort ?». Ceci me poussait dans un esprit morbide à avoir des intentions de suicide. Je n’avais aucune espérance qui tenait la route, aucune réponse à mes questions et donc aucune raison de vivre !

Cependant, j’avais soif d’expériences, de sortir de mes livres et de rencontrer des gens : c’était en fait une recherche inconsciente de ce quelque chose qui pourrait combler ce vide du cœur ! Lors de ma première et seule année universitaire en lettres, tout en travaillant pour une librairie (je distribuais des prospectus), mon cœur s’ouvrait aux marginaux de la rue et je me mettais à les fréquenter. Leur manière de vivre exprimait la liberté et aussi une certaine solidarité entre eux due au rejet de leurs proches mais aussi un rejet social. Ce que je recherchais c’était une famille où je me sentais accueilli et là c’était en quelque sorte le cas ! Avec le recul et surtout avec un regard nouveau, tout cela était illusoire, étant fondé sur des sentiments et de l’affectif qui en fait m’enfonçaient dans la boue du péché mais j’étais mort spirituellement.

Rapidement, je suis donc devenu SDF, dormant dans les cages d’escalier d’immeubles ou dans les maisons abandonnées. J’étais un drogué, une loque, ne me lavant plus… ce n’était pas beau à voir et quand j’y pense, j’en ai honte. Aucun but dans la vie, venant d’une famille éclatée par le divorce de mes parents, haine dans le cœur, vol, mendicité, errance, spiritualité faussée par le mensonge de fausse croyances, occultisme… En résumé : une descente aux enfers à grande vitesse. J’étais perdu. Et je me perdais.

Toutefois, une force me poussait à ne pas rester dans cette ville de Caen pour ne pas finir clochard. Je voulais voir du monde, ailleurs, peut-être inconsciemment, cherchant du secours. Alors, d’abord avec quelques marginaux, puis tout seul, j’ai écumé les routes de France et d’Espagne, avec mon sac à dos et ma tente. C’était l’errance : je ne savais pas où aller, ni où dormir la nuit. J’allais souvent dans les montagnes et dans le sud de la France pour son soleil.

Au fil de ces voyages, je devenais extraverti d’introverti que j’étais. J’aimais parler avec les gens et je visitais quelques communautés catholiques pour manger, dormir, et me laver ; mais je ne restais pas longtemps dans ces endroits car je ne voulais pas être pris dans leur système mensonger. Le pire dans mon désespoir est que je me voyais vivre toute ma vie comme un routard drogué avec mes convictions farfelues alors que dans sa grâce, Dieu me préservait pour me faire connaître Son fils, Jésus, et envoyait donc ses anges m’entourer, afin que j’hérite de son salut.


Il me faut vous préciser qu’à l’âge de 18 ans, même si je me disais athée, des Gédéons m’ont offert un nouveau testament avec les psaumes à la porte du lycée. Et rapidement ce petit livre a eu une place vitale dans ma vie. A ce moment- là, je ne savais pas ce qu’était l’évangile ; et je le lisais, sous l’influence de notre prof de lettres qui, au lycée, voyant une majorité d’élèves rentrer dans la classe avec ce nouveau testament bleu, elle s’est mise à le lire à voix haute devant tous. Dès ce jour, ce livre n’allait plus me quitter et par la suite la totalité de la Bible ! J’ai le souvenir que, jeune garçon, alors que j’étais dans les ténèbres de ma chambre et de mon existence, voulant même me suicider, lorsque je lisais ce petit livre et de la lumière et de la chaleur pénétraient tout mon être et j’étais comme en paix. Pour fermer cette parenthèse, la Bible m’a donc toujours accompagné même dans cette vie marginale et d’errance.



Ce n’est qu’après avoir fait le service militaire obligatoire en 1994, que là, Jésus-Christ me prit la main avec douceur. J’avais 22 ans et à cette époque, dans mon cœur, je ressentais un grand vide et un désespoir grandissant. Je me souviens que je parlais de Dieu sans le connaitre, je lisais la Bible, d’une manière religieuse, sans avoir de révélation personnelle du véritable Dieu. Avec un tel paradoxe de désespoir et d’une soif de spiritualité, malgré tout, je cheminais. J’étais en route vers les Cévennes pour rejoindre une communauté de marginaux soi-disant chrétiens qui, je l’ai su bien plus tard, était plutôt sous l’influence du diable, associant drogue, spiritualité, et orgueil ! Finalement, je n’ai jamais pu rejoindre cette communauté. Car, en faisant du stop, et je ne sais pourquoi dans la direction opposée, je me laissais saisir par le 'hasard' Un automobiliste, voyant chez moi un intérêt pour les choses spirituelles, me parlait de chrétiens dont il avait entendu parler dans la ville où nous nous dirigions. Il les prenait pour une secte qu’il appelait « les enfants de Dieu ». Mais il n’en était rien, c'était on ne peut plus sérieux.

Je me retrouvai donc à Soulac-sur-Mer en Gironde, à entendre pour la première fois de ma vie la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ et à faire la connaissance d’une famille évangélique chrétienne, authentique dans sa foi. C’était une église de maison, de sensibilité pentecôtiste, ayant reçu le ministère d’accueillir des marginaux afin de leur annoncer l’évangile de Jésus-Christ. Quel beau message d’espoir pour les paumés. Il propose un changement de vie et de cœur par la repentance et la foi en Jésus. Leurs témoignages m’ont beaucoup touché et je me suis rendu compte que ce qu’ils vivaient n’étaient pas une religion mais la réalité d’une relation personnelle avec Jésus au moyen de la Bible et de la prière. C’était libre et sans aucun système légaliste. Ce qui leur importait, c’était le cœur, de se donner à Jésus et « naître de nouveau » comme le dit la Bible !


Je suis resté dans cette famille un an et demi, jusqu’à début 1996. Avec beaucoup d’amour et de patience ils m’ont parlé de Jésus et de Son immense amour pour moi. Je ressentais Sa présence parmi ces personnes. C’était si réel et si merveilleux ! Après bien des résistances et des combats dans mon cœur mais vomissant littéralement ma vie de marginal, par la puissance du Saint-Esprit, je donnais mon cœur à Jésus, je l’acceptais comme Sauveur et Seigneur de ma vie et de mon âme. C’est alors qu’il a commencé une œuvre totale en moi. Je fus libéré de la cigarette, de la drogue, d’une vie de débauche, du vol, du mensonge et de la haine. J’abandonnais ma vie d’errance pour choisir le vrai chemin de la vie en Jésus-Christ. Tout cela fut progressif. C’est même après être parti de cette chère famille que je réalisais avec puissance l’impact que l’évangile pouvait avoir dans ma vie.

« L’Évangile est la puissance de Dieu pour sauver ceux qui croient », nous dit la Bible.

Je suis né de nouveau à 23 ans ! Enfin le vide de mon cœur était comblé par l’amour et la présence de Dieu. Un sens à ma vie était donné par Jésus-Christ Lui-même. Le servir et l’adorer d’un cœur vrai et sincère, voilà le but de ma vie, ma raison de vivre !

​J’ai laissé Jésus et son Saint-Esprit me régénérer et me donner une stabilité sociale. Je me suis engagé dans une église à Caen où le 30 novembre 1998 le pasteur Lacey m’a baptisé.

Aujourd’hui, marié et père de 4 beaux enfants, effets de la grâce de Dieu, je persévère par sa grâce toute suffisante dans la révélation que j’ai reçu du véritable Dieu en Christ, selon les Écritures

A Jésus toute la gloire pour ce qu’il est et pour ce qu’il fait dans ma vie !

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