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  • APE Marguerittes

J’aimerais te montrer comment découvrir le Sauveur


Otis Townsend n’était qu’un petit garçon et n’a été croyant que pendant 2 ans avant que le Seigneur ne rappelle à lui. Mais durant ces deux brèves années, il a utilisé son petit NT pour témoigner à ses parents et à ses 5 frères. De plus, Dieu l’a utilisé pour amener 5 autres personnes de sa famille à Jésus-Christ.


Mon mari et moi vivions dans le Mississippi et avions tout ce dont nous pensions avoir

besoin. Réussite professionnelle, deux voitures, une nouvelle maison et surtout six beaux garçons. J’étais heureuse et je rendais grâce à Dieu pour notre réussite et je le remerciais chaque jour aussi pour mes fils, sans pour autant avoir de relation personnelle avec Lui.


Mon 2ème fils, Otis, est né en 1948. J’étais assez anxieuse, et je ne perdais jamais de vue mes garçons. S’ils voulaient aller quelque part, je les y amenais. Je les conduisais et j’allais les reprendre. École, sports … , mais nous n’allions pas à l’Eglise.


Otis était en 5ème année lorsqu’il a reçu son petit NT. Et je n’oublierai jamais le jour où il est rentré de l’école en courant pour me dire « Maman, devine ce qui est arrivé ce matin ? Il y a M. Gédéon qui est venu à l’école et il m’a donné une petite Bible » et je lui ai répondu « c’est bien fiston ! ».



Dans notre ville, il y avait un ancien alcoolique qui avait rencontré le Seigneur et qui enseignait depuis l’école du dimanche à l’Eglise. Le samedi, il attendait les enfants à la sortie du cinéma pour les inviter à l’école du dimanche. Je lui ai répondu « pourquoi pas », sachant au fond de moi- qu’il n’était pas mauvais que nos enfants aillent à l’Eglise. Alors j’ai dit à mes enfants que s’ils voulaient y aller je les conduirais et viendrais les rechercher. Comme Otis voulait y aller, je l’y ai amené. Il prenait toujours avec lui son Nouveau Testament.


Ceci a duré un certain temps, puis il y a eu un mini camp biblique une semaine d’été à l’église pour les enfants du quartier. Otis n’a pas voulu le manquer. Et un jour, il est rentré très excité et m’a dit « Maman, maman, je suis sauvé ! ». Il avait son petit Nouveau Testament ouvert dans l’Epître aux Romains et m’a dit « Maman, j’aimerais te montrer comment découvrir le Sauveur ! »


Je lui ai répondu « Ecoute va jouer maintenant mon chéri, maman est très occupée et n’a pas le temps de t’écouter. Laisse maman finir le repas et tu me raconteras plus tard ». J’ai bien vu sur son visage qu’il était déçu, mais je suis repartie à la cuisine.


Il emportait son petit Nouveau Testament partout où il allait. Il disait à chaque personne qu’il rencontrait : « Est-ce que vous connaissez Jésus ? » à tel point que je lui disais « Mais voyons chéri, ne fais pas cela, tu importunes les gens, comme ça ! Tu devrais ranger ta belle petite Bible si non elle va se gâter. »



Il me répondait alors « Maman, je veux toujours l’avoir avec moi. » Chaque jour il me répétait « Maman, permets-moi de te montrer comment tu peux être sauvée ! » mais je ne prenais pas le temps de l’écouter.


Mes fils faisaient de petits travaux. Ils distribuaient de la publicité dans les boîtes aux lettres pour les magasins environnants. Et Otis, utilisait son argent de poche pour acheter des bombons et les offrir aux enfants dans la rue pour les inviter à l’Ecole du dimanche.


Un jour que j’étais à la cuisine pour préparer le repas, je me surprends à prier, ce qui n’était pas dans mes habitudes. Et je dis « Seigneur, je me rends compte qu’il manque quelque chose dans ma vie et je ne sais pas comment faire, mais j’aimerais bien que tu me donnes la même chose que Otis ». Et après réflexion, je me suis ressaisie en me disant « Mais, je ne sais même pas ce qu’ils lui racontent à l’Eglise. Je crois que je ne vais plus lui permettre d’y aller… Il est trop jeune pour cela ! »


Un dimanche matin alors qu’il jouait, voyant le temps passer, je me suis dit que je n’allais pas lui rappeler l’heure. Mais tout à coup il arrive en trombe et me dit « Je suis presque en retard pour l’Ecole du dimanche ! » et je lui réponds « Tu sais, ce matin, maman n’a pas le temps de te conduire ». A quoi mon petit bonhomme me répond « Cela ne fait rien, maman, si je cours, je pense que j’y arriverai quand même ! ». Cela m’a tellement travaillée et j’ai prié encore une fois en disant « Seigneur, je sais qu’il me manque quelque chose, donne-moi aussi ce que tu as mis dans le cœur de Otis ! » A ce moment précis, le Seigneur est entré dans mon cœur. J’étais impatiente d’arriver à l’Eglise. Et ce matin-là, lorsque le Pasteur a invité ceux qui voulaient donner leur vie à Christ à se lever et à s’avancer, je l’ai fait. En regardant autour de moi j’aperçois soudain mon fils aîné qui m’avait suivi et je lui dis « Ah, toi aussi ? » il me répond, « Non maman, j’ai déjà pris cette décision il y a quelques semaines, mais nous t’attendions ! »


Ce jour là, le pasteur a demandé à Otis de prier et il a dit « Merci Seigneur d’avoir sauvé maman ! » Otis était tellement content que je sois sauvée, mais il ne s’est pas arrêté là. Il a commencé à travailler son père et ses autres frères. Et cela n’a pas été long pour que son papa et deux autres de ses frères se tournent vers Jésus-Christ. Nous avons commencé à aller régulièrement à l’Eglise et le pasteur m’a demandé d’être responsable de la garderie des petits.


Un jour on m’a appelé de l’école pour me dire qu’Otis avait très mal au ventre et qu’il n’avait

pas touché son repas. Je l’ai amené chez le médecin. Il avait une petite boule sur le côté, mais nous avons pensé que c’était musculaire, du au sport qu’il avait fait. Le médecin suspectait un kyste et préférait qu’il soit examiné par un spécialiste à Hattiesburg. Or il s’est avéré que c’était une tumeur logée sur ses intestins. Une opération pourrait facilement y remédier. Toutefois, si la tumeur était à l’intérieur, ce serait un peu plus compliqué.


Otis a été admis à l’hôpital et l’opération a duré très longtemps. Les médecins sont venus nous dire que c’était un cancer et qu’Otis avait 25% de chances guérison. Son père et moi avons prié et Otis est ressorti brillamment de cette opération. Il reprenait des couleurs et tout semblait bien aller. C’est là qu’il nous a confié qu’il voulait devenir missionnaire et a commencé à correspondre avec un missionnaire à Tahiti.


Les médecins nous ont toutefois avertis en disant que si le cancer réapparaissait, Otis pourrait s’en aller en 6 mois. Et peu après, le cancer a réapparu dans le foie. Il a dû retourner à l’hôpital où il a passé les 3 dernières semaines de sa vie. A chaque fois que quelqu’un lui rendait visite, Otis lui demandait de prier avec lui. Cela faisait 2 ans qu’il avait donné sa vie à Christ et son petit Nouveau Testament qu’il chérissait tellement ne l’avait jamais quitté. Nous avons demandé à Dieu de ne pas nous reprendre Otis. J’étais constamment avec lui à l’hôpital.


Un jour, Otis m’a dit : « Maman, tu entends cette musique ? » et j’ai répondu « que c’était peut-être des klaxons. » mais il m’a répondu : « Non, maman, c’est une chorale qui chante ». A cet instant précis son père entre dans la pièce et Otis lui dit : « Papa, prends-moi dans tes bras ! » ce que son papa s’est empressé de faire. Puis Otis lui a dit : « Voilà, tu peux me remettre sur le lit… Tu sais, j’ai tout ce que je pourrais souhaiter de mieux au monde ! ». Son père et moi nous sommes regardés et avons prié tous deux en silence dans notre cœur « Que ta volonté soit faite ! » et au moment même Dieu a repris à lui notre petit Otis.


Le médecin est arrivé dans la chambre et s’est mis à genoux près de son lit en disant :

« Vous savez M. et Mme Townsend, de toute ma vie je ne n’ai jamais vu quelqu’un qui m’ait autant touché par son témoigne chrétien que votre petit Otis… Et nous sommes rentrés à la maison sans Otis, sachant qu’il était dans les bras de son Père céleste.


Lorsqu’il était dans son cercueil, nous avons placé son petit Nouveau Testament chéri entre ses mains. Il était vêtu de ses habits d’école. Je savais qu’il s’en était allé avec le meilleur enseignant de tout l’univers. Je savais aussi que si je n’avais pas eu Jésus dans ma vie, je n’aurais jamais pu supporter une telle épreuve.


Le témoignage d’Otis restera pour toujours une bénédiction pour notre famille. Tous nos fils appartiennent aujourd’hui à Jésus-Christ et nos petits-enfants l’ont aussi accepté. Il y a deux ans j’ai perdu mon mari, mais je ne l’ai pas vraiment perdu, il est simplement allé rejoindre notre Otis pour être avec le Seigneur Jésus.


Dieu a été tellement bon avec moi. Il aurait pu reprendre Otis avant qu’il ne soit sauvé pour l’éternité, mais il nous a donné 2 années durant lesquelles toute notre famille a pu se repentir, se tourner vers Dieu et recevoir le salut éternel en Jésus-Christ. Le Seigneur connaissait tout d’avance lorsque mon fils m’a dit tout enthousiasmé : « Maman, M. Gédéon m’a donné une petite Bible ! » que Dieu soit loué.


Willa Townsend

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